sphinx

sphinx

sphinx [ sfɛ̃ks ] n. m.
• 1553; sphinge 1546; lat. d'o. gr. sphinx, sphingis
1Monstre fabuleux, lion ailé à tête et buste de femme, qui tuait les voyageurs quand ils ne résolvaient pas l'énigme qu'il leur proposait. Le Sphinx se jeta du haut d'un rocher quand Œdipe fournit la solution de l'énigme.
Dans l'art égyptien, Statue de lion couché, à tête d'homme, de bélier ou d'épervier, représentant une divinité. Le grand sphinx de Gizeh.
Fig. Personne énigmatique, figée dans une attitude mystérieuse. « Ce sphinx perfide, au sourire douteux, à la voix ambiguë » (Gautier).
2(1762; « chenille de ce papillon » 1736) Grand papillon crépusculaire au vol puissant. Sphinx tête-de-mort. Le vol « des grands sphinx de nuit, de ces larges papillons de velours sombre » (Bourget).

sphinx nom masculin (latin sphinx, du grec sphigks, -iggos) Figure fabuleuse de la mythologie égyptienne, puis grecque. Littéraire. Personne impassible et énigmatique. Gros papillon du soir, au vol très puissant malgré des ailes étroites, et dont la chenille, vivement colorée, parfois pourvue d'une corne postérieure, ne fait pas de cocon. (Les types les plus connus sont les sphinx du liseron [herse], du troène, du pin, du saule, et le sphinx tête-mort, dont la chenille vit sur les solanacées.) ● sphinx (citations) nom masculin (latin sphinx, du grec sphigks, -iggos) André Gide Paris 1869-Paris 1951 Le seul mot de passe pour n'être pas dévoré par le sphinx, c'est — l'Homme. Œdipe Gallimardsphinx (difficultés) nom masculin (latin sphinx, du grec sphigks, -iggos) Orthographe Avec un i (et non un y). Remarque Il s'agit d'un mot latin (sphinx, sphingis) emprunté au grec (sphigks, sphiggos). Emploi Le mot féminin sphinge, sphinx femelle, se rencontre parfois.

sphinx
n. m.
d1./d MYTH (Avec une majuscule.) Monstre hybride originaire de l'anc. égypte, surtout présent dans la légende d'OEdipe sous l'aspect d'un lion ailé à buste et tête de femme, qui soumet une énigme aux voyageurs se rendant à Thèbes, les dévore s'ils ne peuvent la résoudre.
|| Fig. Personnage impénétrable.
d2./d BX-A Figure monstrueuse de lion couché à tête d'homme, de bélier ou d'épervier.
d3./d ENTOM Papillon nocturne ou crépusculaire au vol rapide.
Sphinx tête-de-mort: un des plus gros papillons, qui pille le miel des ruches.

I.
⇒SPHINX1, subst. masc.
A. — 1. HIST. ET ART ÉGYPTIENS . Statue colossale à tête droite, à face d'homme (androsphinx) ou de bélier (crio(-)sphinx), de faucon, et à corps de lion, en position couchée, les pattes allongées parallèlement, représentant un roi ou une divinité, symbolisant la fécondité, la force protectrice, la sagesse, et qui se trouve généralement placée devant les temples (isolée ou en files). Sphinx égyptien, d'Égypte; grand sphinx; sphinx de pierre. Deux obélisques (...) marquaient le commencement de cette prodigieuse allée de deux mille sphinx à corps de lion et à tête de bélier, se prolongeant du palais du nord au palais du sud; sur les piédestaux l'on voyait s'évaser les croupes énormes de la première rangée de ces monstres tournant le dos au Nil (GAUTIER, Rom. momie, 1858, p. 212). Me voilà devant le colossal sphinx de granit rose de l'entrée, devant cette puissante image de la royauté, soudant une tête d'homme à un corps de lion, dont les pattes reposent sur un anneau, symbole d'une longue succession de siècles (GONCOURT, Journal, 1891, p. 133).
Rem. ,,Le Sphinx qu'on voit en Égypte est un monstre masculin dans l'art ancien qui devient féminin sous le Nouvel Empire`` (NÉR. Hist. Art 1985). L'antique sphinx s'allonge, énorme et féminin (...) Accroupi sur l'amas des siècles révolus, Immobile au soleil, dardant ses seins aigus (...) Il songe (SAMAIN, Chariot, 1900, p. 163).
P. méton., ARCHIT., DÉCOR. [Notamment sous l'infl. de la Campagne d'Égypte, pendant le Directoire, l'Empire] Figure, élément décoratif s'inspirant de ce genre de statue. Prullière (...) regarda l'horloge et le baromètre (...) que des sphinx dorés, de style Empire, accompagnaient (ZOLA, Nana, 1880, p. 1196). Les griffons, les sphinx, les pattes de lion servent de supports ou de pieds (HAUTECŒUR, Art sous Révol. et Emp., 1954, p. 118). V. affronter ex. 25, ancien ex. 21.
2. P. anal. [À propos d'un animé, d'une chose] De sphinx. Qui évoque les traits physiques, l'expression et l'attitude impassibles, énigmatiques du sphinx égyptien. Œil, sourire de sphinx. [Les médecins] reparaissent avec leur air de sphinx, leur physionomie murée (COPPÉE, Henriette, 1889, p. 353). Elle excellait à ne rien dire et à garder une immobilité de sphinx quand on attendait d'elle une exclamation (GREEN, Malfaiteur, 1955, p. 134). V. couvrir ex. 11. En sphinx. Dans une posture qui évoque celle du sphinx égyptien. Elle allaite couchée en sphinx et le nez sur les pattes (COLETTE, Mais. Cl., 1922, p. 222).
3. Au fig. Ce qui fascine, étonne par sa fixité indéchiffrable. Les âges d'autrefois, en s'éloignant de nous et en retombant dans leur immobilité, deviennent des sphinx; il faut les forcer à rendre leur secret (SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 7, 1852, p. 212).
B. — 1. MYTH. GR. Monstre fabuleux (né de Typhon et d'Échidna), à tête et buste de femme, à corps de lion et ailes d'aigle, qui proposait des énigmes aux passants près de Thèbes, et qui dévorait ceux qui ne parvenaient pas à les résoudre. Énigme, griffes du sphinx. L'énigme que le Sphinx de la haute antiquité payenne présentait à résoudre, et qu'Œdipe, dit-on, résolut (P. LEROUX, Humanité, 1840, p. 833). La fable du sphinx est belle. Le sphinx attendait l'homme, et lui proposait quelque énigme; qui ne devinait pas était dévoré. L'homme est à lui-même ce monstre (ALAIN, Propos, 1928, p. 755). V. comment ex. 12.
P. méton., ARCHIT., DÉCOR. Figure représentant ce monstre. Le rictus des mascarons prenait une expression étrange (...); deux sphinx casqués, à mamelles de femmes et à oreilles de faunes, paraissaient chuchoter (HUGO, Rhin, 1842, p. 341).
2. P. anal. ou au fig.
a) Personne entourée de mystère, qui suscite des interrogations, qui ne veut pas laisser deviner ses pensées tout en pénétrant celles des autres. Ce singulier personnage pénétrait ses passions et lisait dans son cœur, tandis que chez lui tout était si bien clos qu'il semblait avoir la profondeur immobile d'un sphinx qui sait, voit tout, et ne dit rien (BALZAC, Goriot, 1835, p. 115):
Pour les artistes purs, le charme suprême de l'être féminin réside précisément dans ces sinuosités incertaines et dangereuses de caractère. Ils sont ravis que le sphinx dissimule si profondément son énigme, parce que cette énigme double d'infini les prunelles de l'inaccessible créature...
BOURGET, Nouv. Essais psychol., 1885, p. 53.
En compos. Nous avons aussi, pour les imaginations exaltées, (...) la femme-sphinx, la femme-démon, la femme troublante et fatale (LEMAITRE, Contemp., 1885, p. 346).
Par personnification. Gadagne (...) s'indigna (...) au point d'effrayer son chat, angora gris, sphinx ironique, détenteur probable des solutions que cherchait son maître (PÉLADAN, Vice supr., 1884, p. 146).
b) Ce qui pose des questions cruciales, des problèmes difficiles à résoudre. Des difficultés sans nombre nous arrêtent (...). Les sphinx sont semés tout au long de notre route et nous posent des problèmes de vie ou de mort (BARRÈS, Cahiers, t. 13, 1921, p. 127). J'eusse aimé mettre un point final au mystère de la poésie et trouver la réponse décisive propre à tuer le sphinx. Mais c'était vantardise, et je crains que la chienne qui chante, comme l'appelaient les Grecs, ne continue à dévorer toute une jeunesse, éprise d'énigmes, et joyeuse de mourir pour elles (COCTEAU, Poés. crit. II, 1960, p. 217). V. devin ex. de Amiel.
REM. 1. Sphinge, sphynge, subst. fém. a) [Notamment dans la myth. gr.] Sphinx à buste de femme. Créature mythique (...) chimère ou sphynge (BLANCHE, Modèles, 1928, p. 169). b) P. méton., décor. Statue, figure représentant cette créature fabuleuse. Le sphinx, mâle, est mis à la mode après la campagne d'Égypte; il se substitue à la sphinge grecque à buste de femme, utilisée à l'époque Louis XVI. Par une curieuse hybridation, la sphinge grecque se coiffe parfois du (...) bonnet royal égyptien (VIAUX, Meuble Fr., 1962, p. 123). c) P. anal. Femme qui évoque cette créature fabuleuse par son caractère mystérieux, cruel. Le sourire ensorceleur, etc., etc., de la Sphynge éternelle (...) ils se gargarisèrent (...):Alors, vous non plus, dit Costals, vous ne croyez pas au mystère insondable de la femme? (MONTHERL., Démon bien, 1937, p. 1274). Christel est méprisante, c'est une princesse, lointaine, une sphinge (GRACQ, Beau tén., 1945, p. 27). En partic., rare. Dévoreuse d'hommes, prostituée. Les anciennes courtisanes de Mégare, qu'on appelait des sphinges (BARRÈS, Voy. Sparte, 1906, p. 42). 2. Sphingerie, subst. fém., néol. Le troupeau de sphinx regagne la sphingerie à petits pas (...) J'aimerais mieux nuit et jour dans les sphingeries Vouloir savoir pour qu'enfin on m'y dévorât (APOLL., Alcools, 1913, p. 110). 3. Sphinxial, -ale, -aux, adj. Qui rappelle l'attitude, l'expression du sphinx égyptien. Il semblait figé dans une attitude apathique et sphinxiale (PERGAUD, De Goupil, 1910, p. 12).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. COPPÉE, Bonne souffr., 1898, p. 106: sphynx. Étymol. et Hist. A. 1. 1546 sphinge (J. MARTIN, trad. F. COLONNA, Discours du songe de Poliphile, f° 44 v° ds QUEM. DDL t. 12: y avoit un monstre Égyptien, faict d'or en forme de Sphinge, gisant dessus ses quatre pieds); 1553 sphinx (P. BELON, Observations, II, 46, [1588], p. 260 ds R. Philol. fr. t. 43, p. 203); 1794 deviner l'énigme du sphinx (BEAUMARCHAIS, Mère coupable, II, 18 ds LITTRÉ); 2. 1817 fig. (STAËL, Consid. Révol. fr., t. 2, p. 55). B. 1. 1736 zool. « chenille du papillon » (RÉAUMUR, Mém. pour servir à l'hist. des insectes, t. 2, p. 253); 2. 1762 id. « papillon » (E.-L. GEOFFROY, Hist. abr. des insectes des environs de Paris, t. 2, pp. 76-77). Mot lat. sphinx (empr. au gr. ) désignant un monstre ayant un corps de lion et une tête d'homme (sphinx d'Égypte), ou un monstre ayant un corps de lion et une tête de femme et des ailes (sphinx de Thèbes). Avec B., cf. CUVIER, Règne animal, 1817, III, 556: Des Sphinx de Linnaeus: L'attitude de plusieurs de leurs chenilles, semblable à celle du sphinx de la Fable, leur a valu la première dénomination. Bbg. FRÖHLICHER (P.). Des Centaures aux sphinx... B. Gr. Rech. sémio. ling. 1981, n° 20, pp. 16-26.
II.
⇒SPHINX2, subst. masc.
ENTOMOL. Insecte lépidoptère de mœurs surtout crépusculaires, de grande taille, généralement caractérisé par une longue trompe, un corps robuste, des ailes antérieures triangulaires, plus grandes que les postérieures, et par un vol rapide. Des papillons du soir, de grands sphinx blonds, battaient des ailes autour des fleurs, avec un ronflement de petit rouet (ROLLAND, J.-Chr., Antoinette, 1908, p. 853). V. chenille ex. 1.
Sphinx atropos, sphinx tête de mort. Sphinx aux ailes brunes et jaunes, réputé maléfique. Dans les régions où pullule le hideux sphinx tête-de-mort, l'acherontia [achérontie] atropos, elles [les abeilles] construisent à l'entrée de leurs ruches des colonnettes de cire entre lesquelles le pilleur nocturne ne peut introduire son énorme abdomen (MAETERL., Vie abeilles, 1901, p. 82). Sphinx du/des laurier(s)-rose(s). Sphinx aux ailes vertes, roses et blanches. Contre le fin grillage (...), un sphinx des lauriers-roses donne de la tête (COLETTE, Naiss. jour, 1928, p. 11). Sphinx du liseron. Sphinx aux ailes grises, au ventre noir, rose et blanc. L'insecte de la classe des lépidoptères, dit sphinx du liseron, a une trompe très déliée (BOUCHER DE PERTHES, Création, t. 2, 1838-41, p. 147). Sphinx du troène. Sphinx aux ailes brun-rose, au ventre noir-rose. Sphinx du troène. Le Sphinx ligustri a les ailes de devant (...) d'un brun rougeâtre (COUPIN, Animaux de nos pays, 1909, p. 269). Sphinx de la vigne, de(s) vigne(s). Sphinx aux ailes roses et vertes. Des sphinx de vigne bourdonnaient au-dessus des phlox en fleurs. Hélène (...) parvint à enfermer dans ses mains un des sphinx (...) l'insecte (...) faisait faire le moulinet à ses ailes roses et grises (THEURIET, Mariage Gérard, 1875, p. 64).
REM. Sphingides, sphingidés, subst. masc. plur., entomol. Famille d'insectes lépidoptères des régions chaudes et tempérées, de mœurs crépusculaires ou nocturnes, de moyenne ou grande taille et qui a pour type le sphinx. Les Sphingides butinent en volant sur place au-dessus de la fleur (Zool., t. 2, 1963, p. 789 [Encyclop. de la Pléiade]). La longue trompe des sphingidés et leur aptitude à voler sur place leur confèrent un rôle important dans la pollinisation de certaines fleurs (Hachette 1980).
Prononc.: []. Étymol. et Hist. V. sphinx1.
STAT. Sphinx1 et 2. Fréq. abs. littér.:499. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 503, b) 1 540; XXe s.: a) 784, b) 395.

sphinx [sfɛ̃ks] n. m.
ÉTYM. 1552; var. sphinge, 1546, seule forme chez Furetière (→ Sphinge); lat. sphinx, sphingis, grec sphigx, sphiggos.
———
I
1 Mythol. Monstre fabuleux, lion ailé à tête et buste de femme, qui tuait près de Thèbes les voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme (cit. 1 et 4) qu'il leur proposait et qui se jeta du haut d'un rocher quand Œdipe fournit la solution (→ Aparté, cit. 1). || La légende d'Œdipe et du sphinx a inspiré de nombreux peintres (Ingres, G. Moreau, etc.), des écrivains…
1 On t'a parlé du Sphinx, dont l'énigme funeste
Ouvrit plus de tombeaux que n'en ouvre la peste,
Ce monstre à voix humaine, aigle, femme et lion (…)
Corneille, Œdipe, I, 3.
2 La chimère : (…) je plane sur les monts, je rase les flots (…) Mais toi, je te retrouve perpétuellement immobile (…)
Le sphinx : C'est que je garde mon secret ! je songe et je calcule. La mer se retourne dans son lit, les blés se balancent sous le vent, les caravanes passent, la poussière s'envole, les cités s'écroulent; — et mon regard, que rien ne peut dévier, demeure tendu à travers les choses sur un horizon inaccessible.
Flaubert, la Tentation de saint Antoine, VII.
Par métaphore :
3 Là où se poursuit l'activité la plus équivoque des vivants l'inanimé prend parfois un reflet de leurs plus secrets mobiles : nos cités sont ainsi peuplées de sphinx méconnus qui n'arrêtent pas le passant rêveur, s'il ne tourne vers eux sa distraction méditative, qui ne lui posent pas de questions mortelles.
Aragon, le Paysan de Paris, p. 18.
On trouve chez Apollinaire le dérivé sphingerie :
3.1 Et le troupeau de sphinx regagne la sphingerie
À petits pas (…)
Apollinaire, Alcools, p. 110.
2 (XVIe). Dans l'art égyptien, Statue de lion couché, à tête d'homme, parfois de bélier ou d'épervier, représentant une divinité. || « Le grand sphinx de Gizeh » (→ Gigantesque, cit. 3; 1. noyer, cit. 12; pyramide, cit. 3). || « Des grands sphinx allongés au fond des solitudes » (→ Attitude, cit. 7).Par anal. || Sphinx de style Empire.
4 (…) une chambre de l'Empire, parquetée en point de Hongrie, sans tapis, où le bronze plaquait partout le merisier, d'abord en tête de sphinx aux quatre coins du lit (…)
Barbey d'Aurevilly, les Diaboliques, « Rideau cramoisi », p. 58.
3 (XIXe). Par métaphore, fig. Personne ou entité énigmatique (cit. 4), figée dans une attitude mystérieuse. || Son air impénétrable (cit. 20) de jeune sphinx.
5 (…) ce sphinx perfide, au sourire douteux, à la voix ambiguë, et devant lequel je me tenais debout sans oser entreprendre d'expliquer l'énigme !
Th. Gautier, Mlle de Maupin, XI.
6 La chose est pour la chose ici-bas un problème.
L'être pour l'être est sphinx (…)
Hugo, les Contemplations, VI, XVI, III.
7 Tous les siècles, le front ceint de tours ou d'épis,
Étaient là, mornes sphinx sur l'énigme accroupis (…)
Hugo, la Légende des siècles, « La vision d'où est sorti ce livre ».
———
II (1736, Réaumur, nom donné à la chenille du papillon en raison de son attitude habituelle, l'avant du corps dressé; 1762, nom du papillon, dans la classification de E.-L. Geoffroy). Insecte lépidoptère, type de la famille des sphingidés, grand papillon crépusculaire appelé aussi demi-paon. Par ext. Nom de divers lépidoptères de la même famille. || Sphinx tête-de-mort. Achérontia, atropos. || Sphinx des lauriers-roses (→ Grillage, cit. 2), des vignes (→ Papillon, cit. 4), du liseron, du troène…
8 (…) le vol autour de ma lampe allumée des grands sphinx de nuit, de ces larges papillons de velours sombre qui portent sur leur corselet l'empreinte blanche d'une tête de mort.
Paul Bourget, le Disciple, IV, §V.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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